Men & Chicken

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Partis à la recherche de leur père biologique, deux frères écopent d’une famille pour le moins atypique… Constamment à la lisière du fantastique et de l’absurde, une comédie profondément humaine, avec Mads Mikkelsen.

Gabriel, professeur de faculté solitaire, vit avec son frère Elias, un marginal à tendance masturbatoire compulsive. À la mort de leur père, ils découvrent via un message vidéo que celui-ci n’est pas leur géniteur. Gabriel et Elias décident de partir sur les traces de leur père biologique. Mais ils rencontrent surtout trois demi-frères, des marginaux plus affectés encore qu’Elias, qui vivent dans un manoir en ruines au milieu d’animaux génétiquement modifiés et qui ne semblent connaître que la violence comme moyen de communication.

L’humain par l’étrange
Anders Thomas Jensen continue à labourer le même étrange sillon. Le réalisateur danois, distingué dès son troisième court métrage par un Oscar en 1999 réunit le même casting (dont Mads Mikkelsen et David Dencik, vu dans la seconde saison de Top of the Lake) que pour ses précédents films. Il explore à nouveau l’absurde et l’étrange pour traiter des rapports humains. Ici, les dialogues marchent à sens unique, les poules ont des pieds de mouton et les hommes, sans éducation, sont eux-mêmes en partie animaux. Mais plus l’on s’enfonce dans le fantastique, plus l’on est touché par l’humanité qui se dégage de cette fratrie misérable à qui la vie n’a rien épargné, sauf l’amour.

Disponible sur Arte jusqu’au 3 juillet