7 livres qui parlent de vacances

Les vacances tant attendues sont enfin (ou presque) arrivées. Prélassez-vous au soleil avec notre selection de livres.

 

 

Erlend Loe, Jours tranquilles à Mixing Part, Gaia (2014). Nina Teleman, 43 ans. Prof de norvégien. Lunettes à verres épais. Adore l’Allemagne.
Bror Teleman, 42 ans. Dramaturge en herbe. Léger problème avec l’alcool. Déteste tout ce qui est allemand. À eux deux : trois enfants. Tout ce petit monde part en vacances… en Allemagne. Ils louent un chalet à un couple de Garmisch-Partenkirchen, les Bader, pas franchement polyglottes : après consultation de divers outils de traduction automatique sur Internet, le lieu est rebaptisé « Mixing Part », les Bader « barbier-chirurgien », et les Teleman « Téléhomme ». Voilà qui promet… Bror essaie d’écrire, mais il est passionné de cuisine, et fantasme davantage sur quelque cuisinière plutôt que sur le théâtre. Une manière bien à lui d’arranger ses problèmes de couple. Toutes les conditions sont réunies pour couler des jours tranquilles à Mixing Part — ou pas.

Hakan Nesser, Un été avec Kim Novak, Points (2015). L’été suédois 196… promet d’être beau et chaud. Dans un cadre idyllique ? une bicoque familiale au bord d’un lac, à l’orée d’une forêt ?, Erik, quatorze ans, entame ses vacances avec son ami Edmund et son grand frère Henry. Pour les deux adolescents, qui goûtent pour la première fois à l’ivresse de la liberté, ce sera l’été de toutes les découvertes. Ce sera aussi l’été de tous les fantasmes. Un soir, Henry revient accompagné d’une femme, qui n’est autre que leur professeur, la sublime Eva Kaludis, surnommée Kim Novak par les collégiens, à leurs yeux la plus belle femme du monde. Mais Eva Kaludis est fiancée à Berra, la star nationale de handball, craint autant pour la puissance de ses tirs que pour la violence de ses humeurs. Or, peu après, Berra est retrouvé mort à proximité de la maison. L’été de rêve s’interrompt définitivement. Trente ans plus tard, Erik se remémore les faits. L’enquête n’ayant pas abouti, la question de l’identité du meurtrier n’a jamais cessé de le tarauder. Henry, Eva, ou Edmund ?

Herman Koch, Villa avec piscine, 10/18 (2014). Grosse tuile en vue pour le Dr Marc Schlosser. Après le décès d’un de ses patients, le Conseil de l’Ordre l’a convoqué pour discuter d’une possible erreur médicale. Ennuyeux, certes, mais pas dramatique : les membres du Conseil, il les croise tous les week-ends sur les terrains de golf. Que risque-t-il, une tape sur la main ? Au pire, une petite suspension ? Sauf que le patient en question n’est autre que Ralph Meier, célébrissime acteur, idole nationale et accessoirement ami de la famille ; et que sa veuve a des doutes et compte bien le faire savoir… Pour elle, l’affaire est suspecte : Ralph est tombé malade juste après des vacances avec les Schlosser. Qui dit vrai ? Marc a-t-il raté son diagnostic ? Aurait-il « aidé » la maladie de Ralph ? Que s’est-il passé cet été-là, dans la villa avec piscine ?

Anne B. Ragde, Zona Frigida, Jean-Claude Gawsewith Editeur (2011). Qu’est-ce qui a bien pu pousser Bea, jeune caricaturiste branchée de 35 ans, à s’inscrire pour une croisière à destination des terres du Grand Nord ? La croisière, d’abord : un concept plutôt destiné au Troisième âge et pas à une célibataire croqueuse d’hommes comme elle… La destination, ensuite : le Svalbard, dite « Zona frigida », aux confins septentrionaux de la Norvège, ne constitue pas un territoire des plus accueillants. On prétend même qu’il y fait si froid que tous les animaux sont devenus blancs… Autant dire que la présence de Bea sur ce cargo a de quoi susciter la curiosité de ses compagnons de route.
Si la jeune femme a prétexté auprès de ses proches le besoin de rompre avec son quotidien, il apparaît rapidement que ses motivations sont toutes autres : Bea a des comptes à régler avec son passé et ce voyage devrait lui permettre de repartir à zéro.
La croisière d’agrément va vite se transformer en cauchemar pour certains passagers…

William Sutcliffe, Vacances indiennes, 10/18 (2005). Liz part en Inde pour s’éclater. Dave la suit pour coucher avec elle. Alors qu’elle se prend pour mère Teresa et se défonce au lassi, Dave vit un cauchemar. La misère, la chaleur, le bruit, tout l’insupporte. Sans parler des ravis congénitaux qui ne le lâchent pas, auxquels s’ajoutera en prime d’infernales crampes d’estomac. Moralité : si Liz est un bon coup ce trip est un mauvais plan. Et ces vacances de routard si prometteuses. une vraie galère.
Satirique et désopilant, Vacances indiennes pastiche brillamment le roman d’initiation en jouant du comique de situation. Les tribulations de ces baroudeurs nouvelle génération sont aussi ridicules qu’attachantes.

Anne Percin, Comment (bien) rater ses vacances, Editions du Rouergue (2010). Maxime se l’est juré : plus jamais de vacances en famille ! Mais voilà, il n’a même pas un plan foireux avec des copains. Seule solution de survie cet été : passer un mois chez sa mamie, dans sa maison du Kremlin-Bicêtre, comme quand il avait dix ans. Mais les vacances tranquilles vont vite se transformer en feuilleton délirant. Crise cardiaque de Mamie, arrestation policière, expériences culinaires explosives, secret de famille perturbant et rencontre frénétique d’une fille sur internet… Les vacances ratées vont finalement se révéler passionnantes et passionnelles.

Lisa Hagesen, Ses yeux bleus, Actes Sud (2018). Raili Rydell, une bibliothécaire célibataire de 40 ans, va passer l’été dans son chalet au bord d’un petit lac au milieu de la forêt dans le comté de Lövaren. Mais les vacances dans ce petit havre de paix ne vont pas se passer comme prévu. Un chien se volatilise sans laisser la moindre trace, un enfant disparaît sans que personne ne semble s’en préoccuper et un homme est soudain retrouvé noyé. Raili va bientôt réaliser que rien n’est comme il paraît. Dans la forêt obscure se cachent des choses qui n’ont rien de naturel et les habitants du coin ne sont peut-être pas ce qu’ils prétendent être? Un premier roman fascinant aux retournements de situations inattendus et un glissement vers le surnaturel parfaitement maîtrisé distillant une ambiance troublante qui met le lecteur sur le qui-vive et réveille en lui cette peur diffuse du mal.