À la Une

Lumières nordiques à l’Abbaye de Jumièges

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Timo Kelaranta, Jyrki Parantainen, Jorma Puranen et Pentti Sammallahti – les maîtres de l’école finlandaise –  se retrouvent dans la même exposition, située dans l’abbaye de Jumièges, du 7 avril au 10 juin.

Cette manifestation a été conçue comme une invitation à la découverte de la photographie nordique contemporaine, à travers un ensemble d’exposition d’œuvres d’artistes développant une création inspirée par leur pays, mais dont certains ont également été sollicités pour produire un travail en Normandie.

L’exposition dans le Logis abbatial réunit un ensemble d’œuvres sur le thème du paysage mais celles-ci sont marquées par une diversité d’écritures : des images qui racontent le territoire du nord et sont empreintes d’une vision poétique se mêlent à des approches plastiques touchant parfois à l’abstraction. De même que le noir et blanc côtoie la couleur.

Timo Kelaranta, Jyrki Parantainen, Jorma Puranen, Pentti Sammallahti appartiennent à une même génération (tous nés au début des années 1950, à l’exception de Jyrki Parantainen). Ils ont pour la plupart enseigné à l’université Aalto d’Helsinki. Leur enseignement a contribué à former de jeunes talents que la galerie finlandaise Taik Persons, inspirée par un critique d’art, a rassemblés et représentés sous le nom d’« Helsinki School ».

Né en 1950 à Helsinki, Pentti Sammallahti est probablement le plus connu en France des quatre photographes finlandais. Représentée par la galerie Camera Obscura, son œuvre a déjà fait l’objet de plusieurs expositions (Institut Finlandais, Paris, 1996 – Rencontres d’Arles, 2012).
Il est publié chez Actes Sud. Il vit et travaille en Finlande.

Né en 1962, Jyrki Parantainen a été l’élève de Pentti Sammallahti puis a pris la suite de son enseignement à l’université Aalto.
À travers des séries sur le feu ou la terre, il explore les grands mythes fondateurs de l’humanité. « Je considère mes travaux comme une étude de la beauté et de l’horreur, d’un moment soudain de l’irréversible catastrophe. »

Jorma Puranen est né en 1951. Il a été l’élève de Pentti Sammallahti. Il vit et travaille aujourd’hui à Helsinki et son œuvre a circulé dans de nombreux pays européens. En France, il a exposé « Icy Prospects » à l’Institut Finlandais (2006) et au musée des Beaux-arts de Lille (2010). Sa recherche s’est développée pour l’essentiel à la croisée du paysage et du voyage : Jorma Puranen travaille depuis 2015 sur l’iconographie et la peinture des explorations en Arctique.

Né en 1951, Timo Kelaranta étudie à l’Université d’Art et de Design d’Helsinki où lui-même enseignera par la suite. Son œuvre est fortement marquée par des préoccupations de plasticien où la géométrie s’impose le plus souvent.

Dans l’espace de l’exposition sera projeté Les femmes de la maison Carré série photographique d’Elina Brotherus. Espace après espace, entre les murs comme au dehors, Elina Brotherus s’est emparée de la maison Louis Carré, près de Paris, un édifice conçu en 1959 par Alvar Aalto pour le marchand d’art et directeur de la galerie Louis Carré (1897 – 1977). Son travail représente une étape essentielle dans la compréhension de l’architecture d’Aalto. Ce dialogue entre les espaces se retrouve dans bon nombre des autres œuvres de cette série qui fait habilement usage des reflets, des jeux de miroirs, de lumières et d’ombres. Née en 1972 à Helsinki, Elina Brotherus vit aujourd’hui entre la France et la Finlande. Elle débute son travail photographique au milieu des années 1990 et présente sa première exposition alors qu’elle est encore étudiante. Après des études de chimie, elle est diplômée en photographie de l’Université d’Art et de Design d’Helsinki (2000). Elle aura eu successivement comme professeurs Jorma Puranen et Timo Kelaranta.

À la Une

Expo photo : Inge’mer de Markus Lindström

1411698_expo-photo-inge-mer-de-markus-lindstroem_122754

Du haut de ses 14 ans, Markus Lindström ne voit pas le monde comme les autres. La quinzaine de photographies présentée dans l’exposition nous fait découvrir un talent hors-du-commun : des compositions surprenantes et un univers teinté d’humour.

Le hasard des choses a fait que Markus est né autiste et hyperactif avec des troubles du langage et du développement. Au-delà, Markus invente son propre diagnostic, IM ou Inge’Mer (en français Un point c’est tout), qui est aussi devenu le thème de son travail artistique. A l’aide de son téléphone, puis de son Leica D109, Markus prend des photos de tout et sans arrêt. En la photographie, il a trouvé un moyen
de se connecter avec ce qui l’entoure car l’appareil ne se soucie pas des diagnostics.

Jusqu’au 10 juin

Institut suédois, 11 rue Payenne – 75003 Paris

Du mardi au jeudi 14 h – 20 h et du vendredi au dimanche de 12 h à 18 h. Entrée libre

À la Une

Expo société : La Suède de A à Ö

sverige-aoe (2)

Jusqu’au 10 juin le Café suédois accueille une mini-exposition qui présente les spécificités de la culture suédoise à travers… son alphabet ! De Fika à Zlatan en passant par Midsommar, une dizaine d’affiches pour découvrir et comprendre les mots parmi les plus emblématiques de la vie en Suède.

Si le langage est, paraît-il, la porte d’entrée d’un pays, le vocabulaire serait le miroir d’une société et l’alphabet un code d’accès bien pratique. L’alphabet suédois comporte 29 lettres, 26 issues de l’alphabet latin et nos précieux Å, Ä et Ö. Chaque lettre est illustrée par une photo et un mot qui, d’une certaine façon, représentent la Suède et les Suédois.

Institut suédois, 11 rue Payenne – 75003 Paris

Dans le Café suédois, ouvert du mardi au dimanche de 12 h à 18 h
Entrée libre.

À la Une

LIQUID, exposition collective à la Galerie Maria Wettergren

maria

Dans l’exposition de groupe Liquid, la Galerie Maria Wettergren présente une sélection de 20 œuvres uniques de quatre designers et artistes scandinaves contemporains et d’un photographe français.

L’exposition explore et compare les esthétiques du liquide grâce à des œuvres et des matériaux très différents telles que les sculptures de verre soufflée main de Tora Urup et de Mikko Paakkanen, les tapisseries Jacquard Water Mirror de Grethe Soerensen, la sculpture en bronze Growth de Mathias Bengtsson et les photographies Formes Fluides de Rodolphe Proverbio. Est-il possible de parler d’une seule esthétique du liquide, articulée simplement par différentes expressions artistiques subjectives ? Ou les œuvres sont-elles autant déterminées par les possibilités qu’offrent un matériau et une technique spécifiques ?

Jusqu’au 12 mai à la Galerie Maria Wettergren, 18 rue Guénégaud, 75006 Paris

Henrik Saxgren – Ultima Thulé

Herbert Ø

Depuis de nombreuses années le Groenland est une source d’inspiration pour le grand photographe documentaire danois Henrik Saxgren.

Henrik Saxgren a vécu plus de six mois au Groenland du Nord-Ouest, répartis sur sept voyages entre 2014 et 2017. Il a passé la plupart de son temps avec les chasseurs sur la banquise afin de créer de nouvelles images qui pourront compléter le récit sur l’Arctique et contribuer à notre conscience collective de ce que veut dire être humain.

En raison du réchauffement climatique, ses photos risquent de devenir l’un des derniers témoignages sur cette vie traditionnelle. Un incroyable portrait anthropologique de la région de Thulé.

A la Maison du Danemark jusqu’au 27 mai 2018.

Mardi-vendredi : 13h à 19h
Samedi-dimanche : 13h à 18h
Entrée libre

Avec le soutien de Knud Højgaards Fond et Danish Arts Foundation.

Expo Per Kirkeby à la Galerie Almine Rech

per-kirkeby-almine-rech-gallery-paris-slash-1-large

La Galerie Almine Rech Paris présente jusqu’au 14 avril les œuvres de l’artiste danois Per Kirkeby. Cette exposition réunit une sélection de peintures et de sculptures en bronze, faisant suite à ‘Brick Sculpture (1966-2016)’, l’exposition monographique de l’artiste au Palais des Beaux-Arts de Paris (octobre – décembre 2017).

“Kirkeby met l‘accent sur la couleur de la matière picturale, qui varie selon la luminosité et sur le pouvoir des couleurs à générer des émotions. Dans une œuvre telle que Urwald de 1988, il utilise les couleurs et la lumière afin d’exprimer le chaos, car ce n’est qu’à partir du chaos que la forme peut « émerger ». Dans Untitled de 1999, une forme, caractérisée par la texture et la couleur verte tirant sur le jaune, contre le bleu, le vert olive et le brun du reste de la composition, révèle les forces brutales d’une métamorphose. Le paysage, la pierre, la roche ou encore la glace qui en émanent, deviennent le champ de bataille du temps et de l’évolution de notre monde. Au cours des deux dernières décennies, Kirkeby a créé de nouvelles matérialités, fruits du hasard et sources de création, grâce notamment à la force des couleurs modelées par la tension entre le geste et les traces du pinceau. […]  À partir des années 1980, la texture et la qualité haptique des peintures de Kirkeby l’ont amené à s’engager littéralement dans la tridimensionnalité avec ses sculptures. Le traitement par l’artiste de la surface des bronzes évoque l’écorce d’arbres pétrifiés ou encore des temps géologiques depuis longtemps révolus. La beauté de ces formes rugueuses comme agglomérées, à l’instar d’une autre série de sculptures en brique, relève de l’esthétique des ruines. […] Dans les œuvres de Kirkeby, l’évocation de la ruine incarne donc cette métamorphose fondamentale, mais aussi la mémoire qu’elle contient. L’artiste garde toujours à l’esprit certaines lignes de démarcation entre les divers matériaux qu’il emploie pour mieux apprécier leur transformation au cours du processus créatif. Les textures et les couleurs définissent ainsi dans ses travaux des frontières éphémères. Proches de la nature, les formes de Kirkeby se cristallisent en des motifs variés à partir du hasard et du chaos. L’abstraction lui permet d’imiter la manière de créer de la nature, sur laquelle il projette son regard de géologue et sa compréhension épique du temps et de la mémoire qu’elle enferme en son sein, avant de se transformer en autre chose puisque tout est voué à disparaître.“ *

Per Kirkeby (né en 1938 à Copenhague) est l’un des peintres les plus importants de sa génération. En 1964, sa première exposition coïncide avec l’obtention de son doctorat en géologie. Kirkeby représente le Danemark à la Biennale de Venise en 1976 et participe plus tard à la Documenta VII (1982) et IX (1992). De nombreuses institutions lui ont consacré des expositions personnelles, notamment le Van Abbemuseum, Eindhoven ; la Kunsthalle de Bern; la Whitechapel Art Gallery, Londres ; le Museum Ludwig, Cologne ; le Louisiana Museum of Modern Art, Humlebaek et BOZAR, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles. L’artiste a participé à l’exposition ‘A New Spirit in Painting’ à la Royal Academy en 1981 et a fait l’objet d’une importante exposition à la Tate Modern en 2009. Une rétrospective de ses peintures et sculptures a été organisée par The Phillips Collection, Washington DC, en 2012. Les œuvres de Per Kirkeby font également parties de nombreuses collections muséales, notamment celle de la Tate, Londres ; du Centre Pompidou, Paris ; du Metropolitan Museum of Art, New York ; et du Museum of Modern Art, New York.

Traduit de l’anglais par Violaine Boutet de Monvel.

* Extrait de ‘Per Kirkeby: All Is Remembered’, Dieter Buchhart 

Jusqu’au 14 avril 2018

Almine Rech Gallery, 64 rue de Turenne – 75003 Paris

Ouvert du mardi au samedi de 11 heures à 19 heures