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PASSAGE DES OMBRES d’Arnaldur Indridason

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Un vieil homme solitaire est retrouvé mort dans son lit. Il semble avoir été étouffé sous son oreiller. Dans ses tiroirs, des coupures de presse sur la découverte du corps d’une jeune couturière dans le passage des Ombres en 1944, pendant l’occupation américaine.

Pourquoi cet ancien crime refait-il surface après tout ce temps ? La police a-t-elle arrêté un innocent ?

Soixante ans plus tard, l’ex-inspecteur Konrad décide de mener une double enquête. Jumeau littéraire d’Erlendur, il a grandi en ville, dans ce quartier des Ombres si mal famé, avec un père escroc, vraie brute et faux spirite. Il découvre que l’Islande de la « situation » n’est pas tendre avec les jeunes filles, trompées, abusées, abandonnées, à qui on souffle parfois, une fois l’affaire consommée, « tu diras que c’était les elfes ».

Un polar prenant qui mêle avec brio deux époques et deux enquêtes dans un vertigineux jeu de miroirs. Où l’on découvre que les elfes n’ont peut-être pas tous les torts et que les fééries islandaises ont bon dos…

Arnaldur Indridason est né à Reykjavík le 28 janvier 1961. Diplômé en histoire, il est d’abord journaliste et critique de films pour le Morgunbladid, avant de se consacrer à l’écriture. Ses nombreux romans, traduits dans quarante langues, ont fait de lui un des écrivains de polar les plus connus en Islande et dans le monde, avec douze millions de lecteurs. Il a reçu le prix Clef de verre à deux reprises, en 2002 pour La Cité des jarres, et en 2003 pour La Femme en vert (également couronné par le Gold Dagger Award et le Prix des lectrices de Elle), le Prix du Polar européen Le Point en 2008 pour L’Homme du lac, le prix d’honneur du festival les Boréales en 2011, et le prix espagnol rba du roman noir en 2013 pour Passage des Ombres (troisième tome de la Trilogie des Ombres, à paraître en 2018).

Douze de ses romans mettent en scène le personnage d’Erlendur Sveinsson, inspecteur de la police de Reykjavík. Plusieurs autres sont consacrés à des énigmes historiques ou des affaires d’espionnage. Dans la fascinante Trilogie des Ombres, il met en scène un nouveau couple d’enquêteurs, à l’époque de la « Situation », l’occupation américano-britannique de l’Islande à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Roman traduit de l’islandais par Eric Boury et édité par Métailié

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Entretien avec Kim Leine

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A l’occasion de la sortie de son dernier  roman l’Abîme, grand entretien avec Kim Leine et son éditeur/traducteur Alain Gnaedig.

« Quand on part à la guerre, on n’en  ressort pas comme ça. On a oublié  comment on faisait avant, comment  on cultive, comment on répare une  porte…On a oublié la patience  nécessaire, on a oublié tout  l’ennui qui va avec la paix.  On n’a plus à se préoccuper  de tout ça désormais. On est  des hommes libres, on n’est  plus des paysans, on est des  guerriers ! »

mardi 22 mai à 19h

Maison du Danemark, 142 avenue des Champs Elysées – 75008 Paris

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LA LETTRE A HELGA de Bergsveinn Birgisson

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« C’est au printemps, à la première sortie des agneaux de la bergerie, que j’éprouvais avec le plus d’insistance le désir de te voir ravaler ton orgueil et venir me rejoindre. Et chaque fois que les fleurs de pissenlits s’étalaient dans les prés, des flammes jaunes s’allumaient aussi en un autre endroit… » Bjarni Gíslason, en homme simple, taillé dans la lave mais pétri de poésie, se décide enfin à répondre à sa chère Helga, sa voisine de la ferme d’à côté, la seule femme qu’il aima, aussi brièvement qu’ardemment…

Bergsveinn Birgisson est né en 1971. Titulaire d’un doctorat en littérature médiévale scandinave, il porte la mémoire des histoires que lui racontait son grand-père, lui-même fermier et pêcheur dans le nord-ouest de l’Islande.
Roman traduit de l’islandais par Catherine Eyjolfsson et édité par Editions Zulma
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LE BLUES DU BOXEUR de Michael Enggaard

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Frank tient un atelier de carrosserie depuis qu’il a raccroché les gants. Avec son père, qui l’entraînait, il a éclusé les salles de boxe et enchaîné les matchs. Et puis basta.
Ellen est infirmière à domicile. Discrète, elle est celle qui connaît les intérieurs des maisons, l’intimité et les traumatismes de chacun. Pas forcément pire que les siens. Elle a son franc-parler pour remettre à leur place les râleurs, tout en douceur. Ellen a dit non à la violence il y a longtemps.
Lorsque son père est victime d’un accident, Frank n’a pas d’autre choix que d’hériter de ses dettes… et de ses ennemis.
Il croyait savoir résoudre un problème : à coups de poing.
Sa rencontre avec Ellen pourrait bien tout changer.

Michael Enggaard est né en 1971. Journaliste pour les grands quotidiens danois, il couvre aussi bien le Tour de France que les élections américaines.
Le blues du boxeur est son premier roman.

Traduction du danois : Susanne Juul et Bernard Saint Bonnet

Edité par Gaia Editions

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Littérature du Groenland et imaginaire du Nord

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Conférence, entretien et lancement, littérature du Groenland et imaginaire du Nord avec Niviaq Korneliussen et Daniel Chartier

Déroulé de la soirée :

A 19h
Conférence de Daniel Chartier (professeur, titulaire de la Chaire de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique, Université du Québec à Montréal)
« La littérature du Groenland et l’imaginaire de l’Arctique »  

A 19h30
Entretien avec la romancière groenlandaise Niviaq Korneliussen
L’entretien aura lieu en danois et en anglais, avec traduction vers le français

Née en 1990, Niviaq Korneliussen a grandi à Nanortalik, au sud du Groenland. Homo sapienne marque un tournant dans l’histoire littéraire groenlandaise en rejoignant un lectorat en dehors de la terre natale. Selon The New Yorker, l’écrivaine inuite s’affirme avec ce premier livre comme la «nouvelle étoile du Nord».

Révélant une voix exceptionnelle, Homo sapienne suit la vie de cinq jeunes dans la ville de Nuuk, capitale du Groenland. Ils vivent des changements profonds et racontent ce qui, jusqu’à maintenant, a été laissé sous silence : Fia découvre qu’elle aime les femmes, Ivik comprend qu’elle est un homme, Arnaq et Inuk pardonnent et Sara choisit de vivre. Sur «l’île de la colère», où les tabous lentement éclatent, chacune et chacun se déleste du poids de ses peurs.

Niviaq Korneliussen manie une langue crue, sensible et indomptée. Elle parle du désir universel d’être soi, socialement, intimement, confiante que les cœurs et les corps sauront être vrais.

A 20h
Double lancement de la traduction française du roman Homo Sapienne de Niviaq Korneliussen et l’essai multilingue Qu’est-ce que l’imaginaire du Nord? de Daniel Chartier

Jeudi 17 mai 2018 à 19h
entrée libre

Maison du Danemark , 142 avenue des Champs Elysées – 75008 Paris

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Un éléphant, ça danse énormément. Dernier Paasilinna publié chez Gallimard

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Emilia est un prodige des arts forains. Belle éléphante de trois ou quatre tonnes, elle maîtrise mille acrobaties et danse la troïka et le gopak à la perfection. Son spectacle ravit aussi bien les spectateurs de son cirque que les passants dans les gares ou les passagers du Transsibérien. Mais les lois se durcissent en matière de spectacle animalier, et Emilia, en sa qualité d’éléphante, se retrouve brutalement au chômage…
Lucia, sa dompteuse, ne peut se résoudre à abandonner son acolyte pachydermique, et c’est ainsi que démarre leur improbable périple, de ferme en ferme dans les forêts de Finlande, jusqu’à un cargo en partance pour l’Afrique. Petit à petit, les personnages les plus farfelus se pressent autour de l’adorable bête, chacun portant secours à ce pachyderme rempli de tendresse qui partout où il passe sème l’enchantement et la zizanie. Entre deux amourettes, Lucia et Emilia s’embarquent dans des dizaines de mésaventures plus insolites les unes que les autres…

Traduit du finnois par Anne Colin du Terrail, en librairie depuis le 1er mars

Petit traité des privilèges de l’homme mûr et autres réflexions nocturnes de Flemming Jensen

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Quelle chance, à partir d’un certain âge, d’être obligé de se lever la nuit pour satisfaire des besoins physio­logiques ! Entre une prostate capricieuse et des frin­gales intempestives, c’est l’occasion de donner libre cours à ses pensées sans risquer d’être dérangé. Après tout, si les frigos sont dotés d’une loupiote, c’est bien pour qu’on puisse s’offrir une collation nocturne… Des toilettes à la cuisine, tandis que Madame s’ef­force de dormir du sommeil du juste, notre homme met à profit ses insomnies pour philosopher en paix, refaire le monde et régler pas mal de questions, de l’existence de Dieu à la guerre en Irak. Rien que ça.
Concentré d’anecdotes, de réflexions et de maximes, un livre désopilant, à la fois trivial et fin, sage et absurde. À mettre entre toutes les mains.

Flemming Jensen est né en 1948 au Danemark. Amoureux du Groenland et fervent défenseur des Groenlandais, il a mijoté pendant vingt-cinq ans ímaqa, son grand roman inuit (Gaïa, 2000). Connu pour ses one-man-shows et ses sketches radio ou télé, il use de ses talents d’humoriste dans Le blues du braqueur de banque (2012) et Maurice et Mahmoud (2013). En 2014, il adapte au Danemark les racontars de Jørn Riel pour le théâtre.

Le petit traité des privilèges de l’homme mûr et autres réflexions nocturnes traduit du danois par Andreas Saint Bonnet est en librairie depuis le 11 avril (Actes Sud Babel)