À la Une

Odin Teatret au Théâtre du Soleil

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L’ODIN TEATRET présentera son spectacle «l’ARBRE» un spectacle dédié à Inger Landsted.

L’arbre de l’Histoire grandit robuste et fort. Autour de lui, enfants soldats et moines en prière dansent avec les seigneurs de la guerre, une mère en colère et la fille d’un poète qui, enfant, rêvait de s’envoler avec son père. Deux conteuses présentent et commentent scènes et personnages. Dans le désert syrien deux moines yézidis plantent un poirier pour rappeler les oiseaux qui ont disparu. Au Nigeria, une femme se repose à l’ombre de l’arbre de l’oubli tenant dans ses bras la tête de sa fille cachée dans une calebasse. Un seigneur de la guerre européen explique la nécessité de la purification ethnique à un seigneur de la guerre africain qui accomplit un sacrifice humain pour rendre invulnérable son armée d’enfants soldats avant de les emmener au combat. Une enfant joue avec ses poupées près de l’arbre que son père a planté quand elle est née. Elle se demande comment les oiseaux voient la terre depuis le ciel. A la fin, l’arbre de l’Histoire ploie sous le poids des fruits et offre une maison aux oiseaux qui volent au-dessus de la tête des spectateurs. Mais quel genre d’oiseaux ?

Mise en scène et dramaturgie d’Eugenio Barba
Avec Luis Alonso, Parvathy Baul, I Wayan Bawa, Kai Bredholt, Roberta Carreri, Donald Kitt, Elena Floris, Carolina Pizarro, Fausto Pro, Iben Nagel Rasmussen, Julia Varley du 9 au 20 mai au théâtre du Soleil. L’occasion pour la troupe d’Eugenio Barba de proposer stages, conférences, et démonstrations-spectacles.

Stages

– Le 9 mai, découverte du chant Baul avec Parvathy Baul
Parvathy Baul partage avec les participants son expérience de la tradition orale du chant Baul avec des exercices de base de respiration, danse et chant.

– Le 10 mai, découverte du Topeng avec I Wayan Bawa
I Wayan Bawa fera une présentation des principes de base de la danse balinaise et son utilisation pour différents masques féminins et masculins, nobles et de clown, avec l’utilisation de la voix et en relation à la musique.

– Le 11 mai, Penser par action avec Eugenio Barba et Julia Varley
La master class abordera les différents niveaux d’organisation d’une représentation théâtrale et les aspects fondamentaux de l’anthropologie théâtrale : techniques quotidiennes et extra-quotidiennes, dramaturgie organique (actions physiques et vocales), relation entre la dramaturgie organique et la structure narrative, différence entre mouvement et action, immobilité statique et dynamique, énergie dans l’espace et le temps, dramaturgie de l’acteur et du metteur-en-scène, montage, perception du spectateur. La master class se déroule comme un dialogue entre les participants et Eugenio Barba à travers des situations pratiques et des démonstrations de Julia Varley.

Au studio de l’atelier de Paris / CDCN du 9 au 11 mai, de 9h à 13h

Démonstration-spectacles et master-classes

A ARTA

 Le 12 mai, à 11h : From Amagaki to Shibugaki, Geography of an Apprenticeship, démonstration de travail avec Carolina Pizarro, à ARTA
Entre théorie et pratique, tradition et innovation, réflexion expérience, le spectateur est invité à connaitre les différents parcours suivis par l’actrice pour développer son propre langage théâtral. « Le kaki oriental est un arbre ancestral datant de milliers d’années. Vous pouvez prendre un arbre de 70 ou 80 ans et ses fruits, sans exception, seront amers. Il s’appelle « Amagaki ». Ce n’est que quand il a plus de cent ans que son premier fruit sucré commence à mûrir, et l’arbre change son nom en « Shibugaki ». Alors, que font les gens pour obtenir des fruits sucrés plus tôt ? Ils vont à un vieil arbre et coupent une branche avec des fruits doux pour le greffer sur un arbre plus jeune. Certains arbres plus jeunes vont commencer à donner des fruits sucrés, tandis que d’autres continueront à donner des fruits amers. Cela c’est la transmission de l’expérience pour moi.  » (Carolina Pizarro)

Le 17 mai, à 10h : La danse des intentions, masterclass avec Roberta Carreri, à ARTA

Le 18 mai, à 11h : L’acteur total, démonstration de travail avec I Wayan Bawa, à ARTA 
Chant, danse et techniques théâtrales de Bali. I Wayan Bawa commence la représentation par une offrande et un extrait de Gambuh, la plus ancienne forme de danse dramatique balinaise datant du XVe siècle. Il incarne le personnage du roi vigoureux en costume complet présentant aux spectateurs la connexion entre les cérémonies religieuses balinaises et les formes artistiques sur scène.

Après I Wayan Bawa fait une courte présentation autobiographique et explique certains principes de base du théâtre balinais, de la danse, musique et techniques vocales : la posture, les pas, la position de droite et gauche, manis et keras (doux et vigoureux), composition et émotions dans les personnages masculins et féminins. La partie principale de la démonstration-spectacle est dédiée au Topeng, la célèbre danse des masques balinais. I Wayan Bawa donne d’abord une brève explication des caractéristiques de chaque masque : les masques pleins et silencieux, les demi-masques parlants, le pénasar qui a la tâche d’expliquer l’histoire au public et les bonres (clowns) qui interagissent avec les spectateurs. I Wayan Bawa réalise ensuite une séquence de formes fixes et de dialogues improvisés qui commence traditionnellement avec le Topeng Tua (le vieux) et se termine avec Sidya Kharya (la divinité qui termine la danse) en arrosant d’eau bénite et en tenant un tissu blanc comme protection contre les mauvais esprits.

Le 19 mai, à 11h : L’écho du silence, démonstration de travail avec Julia Varley, à ARTA 
L’écho du silence est un spectacle qui décrit les péripéties de la voix d’une actrice et les stratagèmes qu’elle invente pour « interpréter » un texte. La voix des acteurs et le texte présenté aux spectateurs composent la musique d’un spectacle. Au théâtre, où l’on est apparemment libéré des codes qui régissent la musique, l’actrice a besoin de créer un labyrinthe de régles, références à suivre ou résistances à vaincre, pour atteindre son expression personnelle et reconnaître sa propre voix. L’écho du silence retrace certaines étapes de ce processus qui, à travers la discipline de la technique, dévoile la personne derrière l’actrice et le silence derrière la voix.

Conférences

Renseignements : 01 43 98 20 61

A la Maison des Sciences de l’Homme (Paris Nord) en partenariat avec l’Université Paris VIII et ARTA
– Le 14 mai, de 11h à 113h : Conférence de Eugenio Barba
 Le 15 mai, de 11h à 13h : Conférence de Julia Varley Le Magdalena Project
Présentation du réseau de femmes dans le théâtre qui existe dès 1986 avec festivals et rencontres dans le monde entier.
 Le 16 mai, de 11h à 13h : Conférence de Kai Bredholt Théâtre de la réciprocité
Avec musique, vidéo et photos, Kai Bredholt explique comment créer des spectacles dans et avec différents communautés, avec neige et paille, chevaux et bateaux.

À la Une

Iceage + Pardans au Petit Bain

ice

Figure de proue de la nouvelle scène danoise (Communions, Lust For Youth …), IceAge sont de retour avec un nouvel album ! La fureur punk de New Brigade a laissé place à la nuance, en lorgnant vers Nick Cave & Joy Division, sans perde de l’intensité de leur brûlot originel.

Iceage _Formé en 2008 à Copenhague, Elias Bender Rønnenfelt (chant), Johan Surrballe Wieth (guitare), Jakob Tvilling Pless (basse) et Dan Kjær Nielsen (batterie) ont seulement 17 ans quand ils forment le quatuor post punk Iceage, émergence de la scène DIY de la capitale danoise. Enregistré en quatre jours, leur premier album New Brigade sorti en 2011, un condensé féroce de 12 titres en 25 minutes, leur apporte une certaine notoriété et leur permet de tourner en Europe et deux mois aux Etats-Unis où leurs prestations live poignantes ne font qu’améliorer le bouche-à-oreille. Repérés par Matador, les 4 garçons signent sur le label américain en 2012. Suit alors la sortie en 2013 de You’re Nothing, et plus récemment Plowing Into The Field Of Love en 2014, un troisième album audacieux, rageur et énergique.

Pardans
Pour les six jeunes musiciens de Pardans, grandir au beau milieu de l’explosion de la scène underground de Copenhague , leur a permis de s’ouvrir très jeune à toutes formes d’experimentations musicales et leur a donné des bases solides sur lesquelles construire leur musique. Leur premier album « Heaven, Treason, Women » est un élégant mix avant gardiste de no wave et de punk, terriblement mature pour leur age (moyenne de 20ans), sorti en septembre dernier via Third Coming Records (Paris) et Premium Abundance (Copenhague).
L’ambition et la passion que ces jeunes gens mettent dans leur art n’est pas à prendre à la lègère et en fait une formation à surveiller de près ! En février ils embarqueront pour une série de dates avec leurs compatriotes de Marching Church, et finalement leur propre tournée européenne en mars.

LUNDI 7 MAI
Iceage
+ Pardans
Post Punk
20h / 14€ en prévente*, TR, habitants du 13ème / 17€ sur place
*hors frais de location

Petit Bain  7 Port de la Gare  75013 Paris

À la Une

Esa-Pekka Salonen au Théâtre des Champs-Elysées

salonen

PROGRAMME
Beethoven Symphonie n° 2
Mahler Symphonie n° 1 « Titan »

Au printemps 2011, Lorin Maazel avait dirigé ici-même le Philharmonia dans les symphonies n° 5, n° 6 et n° 7 de Mahler. Présent chaque saison désormais, l’Orchestre fait le voyage outre-Manche avec son directeur musical, l’élégant Esa-Pekka Salonen, qui au fil des concerts nous a offert récemment quelques-uns des moments forts de ce Théâtre. Que l’on se souvienne de sa Turangalîla de Messiaen, de son Sacre « centenaire » ou encore de la version de concert de Wozzeck… Tous grandioses. C’est la première fois qu’il nous entraînera chez Mahler et l’expérience en sa compagnie de la titanesque Première Symphonie devrait être passionnante.

Philharmonia Orchestra
Esa-Pekka Salonen
 direction

Production Théâtre des Champs-Elysées

Mardi 17 avril à 20 heures

Théâtre des Champs-Elysées, 15 avenue Montaigne, 75008 Paris

Mai Lan Doky à la Maison du Danemark

mai lan docky

La chanteuse franco-danoise, dévoilera son premier EP, co-composé avec le pianiste/beatmaker Ken Linh Doky (NexTune) dans un univers coloré soul, jazz & hip hop, avec Stacy Fahy, Hugues Morisset, Adrian Luna et Lucas Dorier, autour d’un show inédit à la Maison du Danemark, mêlant compositions et arrangements de morceaux qui ont influencé sa musique.

Vendredi 13 avril à 20h

Entrée libre

« Le Fils » de Jon Fosse au Théâtre L’Echangeur

jon fosse

À la fin de l’automne dans un hameau scandinave un père et une mère attendent de leur fenêtre le bus du soir… Deux hommes descendent du car, leur fils qu’ils n’attendaient pas et le voisin.
Ce voisin peu de temps avant leur a raconté que leur fils est en prison. Jon Fosse cherche à décrire tout ce qui relie les êtres en eux, avec cette pointe d’universalité, cet étonnement, face à la complexité de la vie. Grâce à une langue faite de peu de mots et de multiple variations d’une langue issue de la terre et de cette lumière scandinave, cette économie de la parole et ces infinies répétitions provoquent une tension, une surtension, un drame, une tragédie comédie, sur une catastrophe sans motif : la vie.

Né en 1959 à Tysvaer près de Bergen, Jon Fosse est un écrivain norvégien venu au théâtre après une quinzaine de romans, de récits, d’essais, de recueils de poèmes et de livres pour enfants. Sa première pièce, écrite à l’instigation du jeune metteur en scène Kai Johnsen, date de 1994, Et jamais nous ne serons séparés. Suivent plusieurs pièces dont Le nom (1995), Quelqu’un va venir, créé au Norske Teatret d’Oslo en 1996, et L’Enfant, créé au Théâtre national d’Oslo en 1997. Jon Fosse obtient le prix Ibsen en 1996.

Dans son œuvre théâtrale, les personnages sont souvent génériques (Lui, Elle, le père, la fille, Personnage 1, Personnage 2), ils sont deux ou trois, parfois quatre, ils se confrontent plutôt, en général, à leur propre solitude.
Avec une écriture simple, minimaliste et répétitive, mais presque baroque dans la multiplication et la transformation infinie de ses motifs, Jon Fosse capte les pensées intimes, les contra- dictions et les soubresauts des sentiments qui nous assaillent.

Jusqu’au 13 avril au Théâtre L’Échangeur – 59, avenue du Général de Gaulle – 93170 Bagnolet

Une maison de poupée au Théâtre du Nord-Ouest

maison de poupée

Le chef-d’œuvre d’Ibsen.
Que tous les amateurs d’Ibsen se réjouissent : le Théâtre du Nord-Ouest vient de démarrer une intégrale des œuvres de cet auteur. À commencer, bien entendu, par « Maison de poupée ». Le parti pris par le metteur en scène est de présenter Nora comme une femme de tête qui joue la comédie de la superficialité à son mari. Ce qui est tout à fait légitime. Sauf qu’on ne s’en rend compte qu’une fois que la chose a été clairement signifiée, alors que la pièce est déjà bien entamée. De sorte qu’au début on se demande quelle est cette façon étrange, qui n’est pas du surjeu pour autant, de jouer (et c’est bien plus tard encore que l’on apprend que son ressort le plus intime est l’attente d’un « prodige » de la part de son mari). Pour le reste, les comédiens sont tous d’un niveau égal et crédibles. On entre en empathie avec tous les personnages. Le rythme, s’il est lent, ne porte jamais à la somnolence tant le texte est mis en valeur, au même titre que les caractères des personnages. Seuls les moments de colère froide de Nora restent perfectibles. Cette dernière, qui joue à la perfection la scène de rupture, incarne  impeccablement la tendresse en train de prendre conscience peu à peu de l’enfermement de son mari. Lequel joue de façon excellente l’homme à principes qui ne se rend même pas compte qu’il est en train de les violer au nom d’une apparence sociale à préserver. L’ami médecin – qui manie toutes les nuances de la mélancolie – est la pudeur incarnée, pudeur du sentiment qui attend le moment favorable pour se révéler avec empressement mais sans brutalité, pudeur aussi de celui qui refuse que sa déchéance physique soit vue. Le personnage de Krogstad – d’une certaine façon le pendant de Nora – est un des plus passionnants de la pièce en  raison de la rédemption qu’il est en train de vivre. La progressivité de cette dernière est bien mise en valeur, de même que l’influence sur lui de Kristine Linde, personnage à la fois posé, réservé et explicite dans tous ses propos. La scène de sa reconquête de Krogstad est très belle, pleine d’une émotion contenue. De la même façon, la complémentarité de ces deux êtres unis par des vies de souffrances subies est jouée avec beaucoup de nuances et de crédibilité alors pourtant que le scénario d’écriture, proche du deus ex machina, est relativement artificiel. D’une certaine façon, cette pièce est une description de la vie en ceci que tous les personnages évoluent sauf le seul qui est déjà mentalement mort : Torvald Helmer, le mari de Nora. Une fois qu’on a saisi cette dimension, on comprend de façon encore plus aiguë le caractère subversif de la pièce, qui va bien au-delà du fait, pour Nora, de montrer ses bas au docteur ou de décider de partir sans emmener les enfants.
Pierre FRANÇOIS

Jusqu’au 1 juin 2018

Théâtre du Nord Ouest, 13 rue du Faubourg Montmartre – 75009 Paris

Tsuumi Sound System

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Considéré comme un ambassadeur de la musique folk nordique, Tsuumi développe sur scène une énergie volcanique, entre le violon, l’accordéon et une solide section rythmique ! Chef de file des nouvelles musiques trad’ de Finlande, l’équipe du maître accordéoniste Hannu Kella a joué, depuis la fin des années 90, dans le monde entier, sorti trois albums de référence et même collaboré avec l’orchestre philharmonique de Brême. « Je ne peux imaginer que Tsuumi Sound System devienne plus excitant. L’énergie est partout ! » (Michal Shapiro, Huffington Post)

Tero Hyväluoma : violon
Hannu Kella : accordéon
Pekka Seppänen : saxophones, percussions
Pilvi Jarvela : piano, harmonium
Jani Kivelä : guitares
Juho Kivivuori : contrebasse
Jussi Nikula : batterie & percussions

24 mars à 20 h 30

Stereolux, 4 boulevard Léon Bureau – 44200 Nantes

Entrée 10 et 12 €